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SCIENZA
11 marzo 2008
IL LEGAME 22 - Leçons d'Éthique 1 /Lezioni di Etica 1
[Nous inaugurons, avec ce post, un bref cycle de leçons d'éthique – construit autour d’épisodes de la vie d'Albert Einstein et inspiré de ses oeuvres. Oeuvres que nous allons lire et dans les détails desquelles nous nous enfoncerons. Nous avertissons donc le lecteur que ce bref cycle suppose et  demande une connaissance profonde et une possession calme des lois de la physique – comme il est évident qu'il soit et comme on doit s'y attendre, s’agissant de (présumées) leçons d'éthique.]

La forme du génie
Si le génie était une fractale, alors nous verrions sa lumière briller de manière complète dans le plus infime détail de son déploiement. Voici quelques gestes mineurs de la vie d’un jeune Albert Einstein: sa première conférence et sa thèse de maîtrise.

C’est en 1909:  trois ans après cet annus mirabilis dans lequel il publia les trois (1) articles coupe-souffle (relativité restreinte, mouvement brownien et effet photoélectrique) Einstein est encore un employé au bureau des brevets de Zurich². Il reçoit l'invitation à participer à une importante conférence de physique:  c'est la première fois pour lui, l'invitation est signée par deux grands chimistes, Wilhelm Ostwald (auquel Albert s'était adressé huit ans plus tôt en demandant un travail de recherche, sans obtenir de réponse) et Ernest Solvay. Einstein échange la lettre pour une des nombreuses communications bureaucratiques et il ne l'ouvre pas: la lettre finit dans la corbeille. Les deux grands savants lui envoient une deuxième invitation ; cette fois-ci, sans le savoir, c’est lui qui se fait implorer.
Sa communication à la conférence? Aucun des sujets pour lesquels il était devenu célèbre dans le monde scientifique (!) mais un bref, nouveau travail (« Notre conception de la radiation ») qui se conclue avec une petite formule³, celle-ci:  E=mc².

Revenons en arrière, en 1905.  Albert complète sa thèse de maîtrise en avril. Il est en train d'écrire un article après l'autre, il n'a pas de temps pour les bêtises:  mais il doit tout de même passer sa maîtrise. Il présente la thèse de maîtrise à l'université le 20 juillet seulement. La thèse est trop courte, seulement 21 pages! L'université la rejette en lui demandant de l'étendre. Einstein ajoute une phrase, une seule, et la représente : c’est comme ça qu’il obtient sa maîtrise.
Venises

NOTES
1 en réalité en 1905, l’an dans lequel il passa sa maîtrise, Einstein publia 6 articles et non pas trois.
2 il obtiendra son premier poste de professeur à l'université de Zurich de manière rocambolesque seulement en juillet 1909.
3 en réalité cette formule est approximée, elle est dérivée en négligeant les termes d'ordre supérieur au quatrième, et elle avait déjà été ébauchée dans une des mémoires moins connues du 1905 ("L'inertie d'un corps dépend-elle de son contenu énergétique?").

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[Inauguriamo, con questo post, un breve ciclo di lezioni di etica – costruito intorno ad episodi della vita di Albert Einstein e ispirato alle sue opere. Opere che leggeremo e nei dettagli delle quali ci addentreremo. Avvertiamo pertanto il lettore che questo breve ciclo presuppone e richiede una profonda conoscenza e una calma padronanza delle leggi della fisica – com’è ovvio che sia e come c’è d’aspettarsi, trattandosi di (presunte) lezioni di etica.]

La forma del genio
Se il genio fosse un frattale, allora vedremmo la sua luce brillare in modo completo nel più minuto dettaglio del suo dispiegarsi. Eccovi alcuni gesti minori dalla vita giovanile di Albert Einstein: la sua prima conferenza e la sua tesi di laurea.

È  il 1909: oltre tre anni dopo quell’annus mirabilis in cui pubblicò i suoi tre (1) articoli mozzafiato (relatività ristretta, moto browniano ed effetto fotoelettrico) Einstein è ancora un impiegato all’ufficio brevetti di Zurigo². Riceve l’invito a partecipare ad un’importantissima conferenza di fisica: è la prima volta per lui, l’invito è firmato da due grandi chimici, Wilhelm Ostwald (al quale Einstein si era rivolto otto anni prima chiedendo un lavoro di ricerca, senza ottenere risposta) e Ernest Solvay. Einstein scambia la lettera per una delle tante comunicazioni burocratiche, non l’apre: la lettera finisce nel cestino. I due grandi scienziati gli spediscono un secondo invito; stavolta, senza saperlo, è lui a farsi implorare.
La sua comunicazione alla conferenza? Nessuno dei temi per i quali era diventato famoso nel mondo scientifico (!) ma un breve, nuovo lavoro (“La nostra concezione della radiazione”) che si chiude con una formuletta³, questa: E=mc².

Torniamo indietro, al 1905. Albert completa la sua tesi di laurea in aprile. Sta scrivendo un articolo dopo l’altro, non ha tempo per le stupidaggini: ma deve pur sempre laurearsi. Presenta la tesi di laurea all’università soltanto il 20 luglio. La tesi è troppo corta, solo 21 pagine! L’università la respinge, chiedendogli di estenderla. Einstein aggiunge una frase, una sola, e la ripresenta: si laurea così.
Venises


NOTE
1    In realtà nel 1905, anno in cui si laureò, Einstein pubblicò 6 articoli, non 3.
2    otterrà la sua prima cattedra di professore all’Università di Zurigo in modo rocambolesco solo nel luglio del 1909.
3    In realtà questa formula è approssimata (è ricavata trascurando i termini d’ordine superiore al quarto) ed era già stata abbozzata in uno dei meno noti articoli del 1905 (“L’inerzia di un corpo dipende dal suo contenuto energetico?”).


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CULTURA
11 febbraio 2008
IL LEGAME 21 – Le Chaos et le Choix / Il Caos e la Scelta
Origines du Monde (Ovide, Les Métamorphoses):
“Avant la mer, avant la terre et le ciel qui couvre tout, la nature, dans l’univers entier, offrait un seul et même aspect; on l’a appelé le chaos; ce n’était qu’une masse informe et confuse, rien qu’un bloc inerte, un entassement d’éléments mal unis et discordants. Il n’y avait pas encore de Titan, pour donner sa lumière au monde; Phébé ne réparait pas les cornes nouvelles de son croissant; la Terre n’était pas suspendue dans l’air environnant ni équilibrée par son propre poids; Amphitrite n’avait pas étendu ses bras tout le long des rivages. Partout où il y avait de la terre, il y avait aussi de la mer et de l’air; ainsi la terre était instable, la mer impropre à la navigation, l’air privé de lumière; aucun élément ne conservait sa forme, chacun d’eux était un obstacle pour les autres, parce que dans un seul corps le froid faisait la guerre au chaud, l’humide au sec, le mou au dur, le pesant au léger.”

La Création de l’Homme (Pico della Mirandola, Discours sur la Dignité de l’Homme):
“En fin de compte, le parfait ouvrier décida qu’à celui qui ne pouvait rien recevoir en propre serait commun tout ce qui avait été donné de particulier à chaque être isolément.  Il prit donc l’homme, cette œuvre indistinctement imagée, et l’ayant placé au milieu du monde, il lui adressa la parole en ces termes: «Si nous ne t’avons donné, Adam, ni une place déterminée, ni un aspect qui te soit propre, ni aucun don particulier, c’est afin que la place, l’aspect, les dons que toi-même aurais souhaités, tu les aies, tu les possèdes selon ton vœu, à ton idée. Pour les autres, leur nature définie est tenue en bride par des lois que nous avons prescrites: toi, aucune restriction ne te bride, c’est ton propre jugement, auquel je t’ai confié, qui te permettra de définir ta nature. Si je t’ai mis dans le monde en position intermédiaire, c’est pour que de là tu examines plus à ton aise tout ce qui se trouve dans le monde alentour. Si nous ne t’avons fait ni céleste ni terrestre, ni mortel ni immortel, c’est afin que, doté pour ainsi dire du pouvoir arbitral et honorifique de te modeler et de te façonner toi-même, tu te donnes la forme qui aurait eu ta préférence. Tu pourras dégénérer en formes inférieures, qui sont bestiales; tu pourras par décision de ton esprit, te régénérer en formes supérieures, qui sont divines».”

Ainsi naquit le Monde, à image et à la ressemblance de l’Homme.

Caravaggio, Giove, Nettuno, Plutone
[Michelangelo Merisi (Caravaggio): Giove, Nettuno e Plutone (Allegorie degli Elementi), olio su intonaco [unica pittura murale del Caravaggio], 300x180 cm, 1597, Casino dell’Aurora, Palazzo Boncompagni Ludovisi, Roma.
«La Terre n'était pas suspendue dans l'air environnant ni équilibrée par son propre poids» / «La Terra non stava sospesa nell’atmosfera che la fascia, né le sue masse si equilibravano»]


L’Origine del Mondo (Ovidio, Le Metamorfosi):
“Prima del mare, delle terre e del cielo che tutto avvolge, unico nell’intero orbe era il volto della natura, e lo chiamarono Caos: una mole grezza ed inarticolata, null’altro se non inerte peso e germi eterogenei, in un medesimo luogo stipati, di disarmoniche cose. Non ancora Titano offriva luce al mondo, né Febe colmava crescendo i corni del novilunio, né la Terra, equilibrata nel proprio peso, stava sospesa nell’aria effusa all’intorno, né Anfitrite aveva disteso le braccia lungo l’immenso bordo delle terre. E come, in un sol punto, vi erano e terra e mare e aria, così non abitabile era la Terra, né navigabili le onde e priva di luminosità era l’aria; a nulla perdurava un proprio aspetto, e una cosa si contrapponeva all’altra, poiché in un sol corpo parti fredde contrastavano con le calde, le umide con le aride, le molli con le dure, le pesanti con quelle senza peso”.

La Creazione dell’Uomo (Pico della Mirandola, Discorso sulla Dignità dell’Uomo):
“Stabilì finalmente l’ottimo artefice che a colui cui nulla poteva dare di proprio fosse comune tutto ciò che aveva singolarmente assegnato agli altri. Perciò accolse l’uomo come opera di natura indefinita e postolo nel cuore del mondo, così gli parlò: «Non ti ho dato, o Adamo, né un posto determinato, né un aspetto proprio, né alcuna prerogativa tua, perché quel posto, quell’aspetto, quelle prerogative che tu desidererai, tutto secondo il tuo voto e il tuo consiglio ottenga e conservi. La natura limitata degli altri è contenuta entro leggi da me prescritte. Tu, non costretto da nessuna barriera, la determinerai secondo il tuo arbitrio, alla cui potestà ti consegnai. Ti posi nel mezzo del mondo perché di là meglio tu scorgessi tutto ciò che è nel mondo. Non ti ho fatto né celeste né terreno, né mortale né immortale, perché di te stesso quasi libero e sovrano artefice ti plasmassi e ti scolpissi nella forma che avresti prescelto. Tu potrai degenerare nelle cose inferiori che sono i bruti; tu potrai, secondo il tuo volere, rigenerarti nelle cose superiori che sono divine».”

Così nacque il Mondo, ad immagine e somiglianza dell’Uomo.
Venises





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11 gennaio 2008
IL LEGAME 20 – Papillon / Farfalla
PAPILLON

Ma Lucie,
Tu es comme un papillon, que je ne peux garder pour moi : si je serre mes mains pour te retenir près de moi je t’étouffe et brise tes ailes. Je ne peux que te laisser aller, un amour qui est une série interminable de pertes: et chaque adieu me déchire.
                            Alessandro

Non, Alessandro, non:
laisse-moi être comme tu me voudrais.
                    Lucie

********
FARFALLA

Mia Lucia,
Sei come una farfalla, che non posso avere per me : se stringo le mani per trattenerti a me, ti soffoco e ti ferisco le ali. Non posso far altro che lasciarti andare, un amore che è una serie interminabile di perdite : e ogni addio mi dilania.
                            Alessandro

No, Alessandro, no :
Lasciami essere come mi vorresti
                    Lucie




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CULTURA
10 dicembre 2007
IL LEGAME 19 – La Cause Première / La Causa Prima

[Valerio Magistro, La Terra sorretta, Dicembre 2007]


Deux Variations sur la Cause Première

De combien des manières différentes peut-on exprimer notre rapport avec les livres?
Henry Miller conseille de ne pas ouvrir immédiatement le livre désiré, (voir Bribes Musicales 25), tandis que Stefania Mola parle des livres qui nous accompagnent longtemps avant que leur tour n’arrive d'être lus (post Dévouement).
Aujourd'hui nous nous occupons par contre d'un livre lu il y a longtemps et de combien il est beau de s’en rappeler, sans le rouvrir (il est bien sûr là dans notre main). Bien sûr nous ne voulons pas l'ouvrir, nous ne voulons pas le re-lire avec le poids du présent, nous voulons laisser parler notre souvenir du livre –  en finissant peut-être par retrouver aussi le goût de nos vingt ans.
Je vous raconte donc l'épisode sur la Cause Première racontée dans le livre de Bertrand Russell : « Pourquoi Je ne suis pas Chrétien » comme il est resté inscrit en moi, c'est-à-dire, sans précision, ré-inventé.

Le célèbre philosophe Bertrand Russell tient une conférence publique sur la Cause Première et il critique la théorie hindoue selon laquelle la Terre s’appuie sur un éléphant. Il en parle comme exemplification de l'incapacité de donner une réponse satisfaisante au problème de la Cause Première.
Une petite vieille dans le parterre l'interrompt, énergiquement:  « Ce ne sont que des faussetés, il est bien connu que l'éléphant est là et que c’est lui qui soutient la Terre ».
Russell ne perd pas son contrôle et passe à l’attaque : « Et qui soutient l’éléphant ? »
La petite vielle dame : « L’éléphant s’appuie sur une tortue:  le problème est résolu ».
Russell réplique immédiatement:  « Et la tortue où s’appuie-t-elle, à son tour? ». 
Et la petite vieille, visiblement impatientée: « Enfin, ce sont des tortues, l’une sur l'autre, jusqu’au bout !»

******
Due Variazioni sulla Causa Prima

In quanti modi diversi può esprimersi il nostro rapporto con i libri?
Henry Miller consiglia di non aprire immediatamente il libro desiderato (vedi Briciola Musicale 25) mentre Stefania Mola parla dei libri che ci accompagnano a lungo prima che arrivi il loro turno di essere letti (post Dedizione).
Noi oggi ci occupiamo invece di un libro letto tanto tempo fa, di quanto sia bello ricordarlo senza andare a riaprirlo (ovviamente è lì a portata di mano). No che non vogliamo aprirlo, non vogliamo ri-leggerlo con il peso del presente, vogliamo lasciar parlare il nostro ricordo del libro – finendo magari per ritrovare pure il sapore dei nostri vent’anni.
Vi racconteremo dunque l’episodio sulla Causa Prima raccontato nel libro di Bertrand Russell: « Perché non sono Cristiano » così com’è rimasto scritto in noi (cioè, inaccuratamente, reinventato).

Il famoso filosofo Bertrand Russell tiene una conferenza pubblica sulla Causa Prima e critica la teoria indù secondo la quale la Terra poggia sopra un elefante. Ne parla come esemplificazione dell’incapacità di dare una risposta soddisfacente al problema della Causa Prima.
Una vecchietta nella platea l’interrompe, energicamente: « Queste sono tutte falsità, è ben noto che l’elefante c’è e che è grazie a lui che la Terra si sostiene ».
Russell non si scompone e va all’attacco: « E chi sostiene l’elefante? »
Replica la vecchietta: « L’elefante poggia su una tartaruga: il problema è risolto ».
A quel punto Russell prontamente ribatte: « E la tartaruga a sua volta dove poggia? ».
E la vecchietta, visibilmente spazientita: « Ma insomma, sono tutte tartarughe, una sull’altra, fino in fondo !»

Venises

CULTURA
12 novembre 2007
IL LEGAME - 18 - On ne meurt qu'une fois / Non si muore che una volta
On ne meurt qu'une fois (Charlotte)


[Charles Louis Muller, Charlotte Corday in prigione]

Charlotte, pourquoi un tel geste?
Ce n’était pas ta révolution, tu disais, celle qui voyait un scélérat mettre son ambition devant l’intérêt général.  Trop de sang, trop de lois bafouées.
Mais Charlotte, aussi beau soit l’idéal qui la sous-tend, la révolution est menée par des hommes et les hommes sont imparfaits. Comment aurait été ta révolution, Charlotte?
Grandie parmi les héroïnes antiques, tu croyais servir la Justice en assassinant Marat. Il appelait à trop de haine. Ta cause était noble, certes, mais que dire du geste ?  A-t-on le droit de sacrifier un homme pour sauver des milliers d’autres ?
Peut-on sauver quelqu’un contre son gré? Un peuple qui ne se voit pas opprimé peut-il accepter la tentative de le libérer? Peut-on enfreindre la Loi pour la rétablir ?
Oter la vie est impardonnable mais manquer à son rôle dans l’histoire et gâcher sa vie l’est encore plus. Ta motivation a été déformée, ton geste condamné - par tous ceux qui aiment les lois plus que leurs principes.
Un cadavre dans une baignoire, ta tête qui roule. Ils t’ont outragée jusque dans la mort.
Mais Antigone et les héros de ton aïeul Corneille, t’attendaient certainement pour te consoler de tant d’incompréhension.


Non si muore che una volta (Charlotte)


[Jacques-Louis David, La morte di Marat, (totale)]


[Jacques-Louis David, La morte di Marat, (particolare)]

Charlotte, perché un simile gesto ?
Non era la tua rivoluzione, dicevi, quella che vedeva uno scellerato mettere la propria ambizione davanti all’interesse generale. Troppo sangue, troppe le leggi schernite.
Ma, Charlotte, per quanto bello sia l’ideale che la sottende, la rivoluzione è pur sempre condotta da uomini e gli uomini sono imperfetti. Come sarebbe stata la tua rivoluzione, Charlotte?
Cresciuta fra le eroine dell’antichità, credevi di servire la Giustizia assassinando Marat. Incitava a troppo odio. La tua causa era nobile, certo, ma che dire del gesto? È lecito sacrificare un uomo per salvare migliaia d’altri?
Si può forse salvare qualcuno contro la sua stessa volontà? Un popolo che non si vede oppresso può accettare il tentativo di liberarlo? Si può infrangere la Legge per ristabilirla?
Togliere la vita è imperdonabile ma venir meno al proprio ruolo nella storia e sprecare la propria esistenza lo è ancora meno.
La tua motivazione è stata deformata, il tuo gesto condannato - da tutti coloro che amano le leggi più dei loro princîpi.
Un cadavere in un bagno, la tua testa che rotola. Ti hanno oltraggiata fino nella morte.
Ma Antigone e gli eroi del tuo avo Corneille certamente ti attendevano per consolarti di cotanta incomprensione.

Venises

CULTURA
4 ottobre 2007
IL LEGAME 17 - Maison / Casa
Maisons

C’est toi ma maison.

Alessandro


Cher Alessandro,
Une maison ? C’est quoi une maison au juste ?
Un endroit de référence, une base, un port ?  
Un endroit où l'on peut être soi, sans interférence des règles sociales, sans arrière-pensée, sans apprêt.
Un endroit qui nous apporte la sécurité.  
Pas forcément un toit, pas forcément des murs, pas tant par ce qu'il nous protège des dangers extérieurs, mais plutôt par la sérénité et le courage d'affronter le monde entier.
Et si ce havre existait on pourrait partir sereinement parcourir le monde.
Ce pourrait être un édifice, ayant abrité des racines anciennes ou récentes, mais l'âme est plus complexe et se choisit parfois des havres bâtis de confiance et de partage, des constructions uniques: l'autre enfin trouvé.
Mais il y a des constructions qui restent inachevées - par manque de ciment, le lien faisant défaut. Des édifices qui n'abriteront jamais l'âme d'un foyer, des communautés d'âmes qui n'auront pas le repos d'une maison.

Lucie


[fotografie 290 - Genova, Stazione Principe, 1 ottobre 2007]

Case

Sei tu la mia casa.

Alessandro


Caro Alessandro,
Una casa? Cos’è una casa, precisamente?
Un posto di riferimento, una base, un porto?
Un posto in cui essere se stessi, senza l’interferenza delle regole sociali, senza secondi fini, senza affettazione.
Un posto che ci comunica serenità.
Non necessariamente un tetto, non necessariamente dei muri, non tanto perché ci proteggano dai pericoli esteriori, ma piuttosto per la serenità e il coraggio d’affrontare il mondo intero.
E se questo porto esistesse potremmo partire serenamente a esplorare il mondo.
Potrebbe essere un edificio, che abbia dato riparo a radici antiche o recenti, ma l’anima è più complessa e si sceglie a volte dei porti fatti di fiducia e del condividere, delle costruzioni uniche: l’altro infine trovato.
Ci sono poi costruzioni che non vengono completate – per mancanza di cemento, costruzioni che restano senza  legame. Edifici che non ospiteranno mai l’anima di un focolare, comunità d’anime che non troveranno mai il riposo di una casa.

Lucie

(Venises)
letteratura
5 settembre 2007
IL LEGAME 16 - En voyage / In viaggio

En voyage

Tu as dit: “J’ irai par une autre terre, j’irai par une autre mer.
Il y aura bien une ville, meilleure que celle-ci, où chaque effort que je fais est condamné d’avance;
et mon coeur – tel un mort- y gît enseveli”
Tu ne trouveras pas d’autres lieux, tu ne trouveras pas d’autres mers.
La ville te suivra partout. Tu traîneras dans les mêmes rues.
Parce qu’en ruinant ta vie dans ce coin perdu
Tu l’as gâchée sur toute la terre.

Alessandro

Dans aucune partie du monde je n’arrive à trouver ma maison
Je m’en détache toujours étrangère

Lucie

Et si tu ne peux pas mener la vie que tu veux
Essaie au moins de faire en sorte, autant
que possible: de ne pas la gâcher
Dans trop de discours…
Ne la galvaude pas en la traînant partout et en l’exposant
à l’inanité quotidienne

Alessandro

Elle me servira de guide
à nouveau ta voix
pour toujours je te revois

Lucie

Quand tu prendras le chemin,
souhaite que la route soit longue
que nombreux soient les matins d’été.
Garde la toujours à ton esprit
Mais ne te hâte surtout pas dans ton voyage

Alessandro

Tu te rappelleras de m’ avoir attendue longtemps
Et tu auras dans les yeux un soupir rapide

Lucie


[Les textes d’Alessandro sont de Constantinos Kavafis: La ville, Autant que possible, Ithaque.
Les textes de Lucie sont de Giuseppe Ungaretti: Vagabond, Pour toujours, La Mère]

 
In viaggio

Hai detto: “Per altre terre andrò per altro mare.
Altra città, più amabile di questa, dove ogni mio sforzo è votato al fallimento
Dove il mio cuore come un morto sta sepolto
Ci sarà pure” (…)
Non troverai altro luogo, non troverai altro mare.
La città ti verrà dietro. Andrai vagando per le stesse strade…
Altrove, non sperare, non c’è nave non c’è strada per te.
Perché sciupando la tua vita in questo angolo discreto
Tu l’hai sciupata su tutta la terra.

Alessandro

In nessuna parte di terra mi posso accasare…
E me ne stacco sempre straniero

Lucie

E se non puoi la vita che desideri
Cerca almeno questo
Per quanto sta in te: non sciuparla
Con troppe parole ….
Non sciuparla portandola in giro
In balia del quotidiano

Alessandro

Mi farà da guida
di nuovo la tua voce
per sempre ti rivedo

Lucie

Quando ti metterai in viaggio
Devi augurarti che la strada sia lunga
Che i mattini d’estate siano tanti.
Raggiungerla sia il pensiero costante
Soprattutto, non affrettare il viaggio.

Alessandro

Ricorderai d’avermi atteso tanto
E avrai negli occhi un rapido sospiro

Lucie


[I testi di Alessandro sono di Constantinos Kavafis: La città, Per quanto sta in te, Itaca.
I testi di Lucie sono di Giuseppe Ungaretti: Girovago, Per Sempre, La Madre]

Venises


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musica
27 agosto 2007
IL LEGAME 15 - Ainsi croient-ils tous (Darwin, Mozart et 'Così Fan Tutte')
Et si Darwin avait été un musicien?
Comment aurait-il composé, lui, ‘Cosi Fan Tutte’? Au hasard?  Une note après l'autre, jusqu’à trouver la combinaison gagnante?

Mozart non:  examinons par exemple la structure du duo: ‘Fra gli amplessi’.
C'est au moment où Fiordiligi, la plus noble des femmes, cède - malgré elle - à l'amour.  Elle est promise à un autre, elle voudrait résister, mais n’y arrive pas: L’« Amour qui force tout aimé à aimer en retour ». Voilà ce que Mozart se trouve à décrire dans ce passage.

Et comment le fait-il? Premier choix, le seul juste, inévitable:  ça sera un duo.
Le duo, évidemment, vient à la fin quand Ferrando et Fiordiligi seront finalement unis, quand il deviendra approprié et nécessaire pour rendre musicalement leur union. L'abord est donc clair. Comment y arrive-t-on? Certes pas en vagabondant: suivons Mozart.

Au début Fiordiligi est seule, elle croit bientôt rencontrer son fiancé, la musique est sereine, joyeuse. Soudain, Ferrando paraît:  le coeur de Fiordiligi sursaute (‘Son tradita!’), la musique avec lui;  le tempo doit changer et de fait, il change:  Allegretto.

Les deux personnages s’affrontent – un coup lui, un coup elle. Les textes se succèdent, la musique non, celle-ci se détache du texte et suit Fiordiligi, pendant tout l'aria elle décrira constamment ce qui se passe dans le coeur de Fiordiligi.

C'est le moment des émotions fortes, la musique en suit l’intensité; sa détermination à lui qui fait brèche dans son coeur à elle, qui finit par vaciller: c’est bien réfléchi, on ne cède pas d’un coup.
Fiordiligi lutte contre elle-même. Pour ce passage (‘incomincia a vacillar’), Mozart ébauche un duo, tout de suite abandonné (un duo à peine ébauché:  la forme musicale choisie pour exprimer l'hésitation d'une âme à se joindre à une autre. Pouvait-on se passer d’un duo juste ébauché? Aurait-ce encore été beau?).
Ferrando s'aperçoit qu'elle a vacillé et maintenant il choisit la tendresse;  il faut que le tempo change à nouveau (Larghetto): nous écoutons ses mots à lui à travers son coeur à elle.

Enfin, après un dernier cri (‘Crudel’), elle capitule dans un murmure (‘hai vinto !’); cri et murmure juste séparés par un instant de suspension. C'est le passage crucial:  annoncé et accompagné par une seule note, avant que ses forces ne l’abandonnent complètement.

Maintenant les deux personnages forment un couple, ils sont unis:  et le tempo, donc, doit à nouveau changer (Andante), nous sommes arrivés au duo final (‘Abbracciamoci o Caro bene’), cette fois-ci joyeux et complètement développé.  CQFD.

Alors, s’agit-il seulement d’une belle musique, composée par Mozart en suivant son inspiration?  Croyez-vous aussi que l'art soit une expression sans direction, un langage sans syntaxe?
Darwin disait que la vie est seulement une loterie pour vagabonds. Lui, ‘Così Fan Tutte’ l'aurait composé en essayant et en réessayant toutes les combinaisons possibles de toutes les musiques possibles.
En faisant ainsi, cependant, il n'aurait jamais trouvé le chef-d'oeuvre.
 





Così credon tutti
(ovvero: Darwin e Mozart)

E se Darwin fosse stato un musicista?
Come avrebbe composto, lui, ‘Cosi Fan Tutte’ ? A casaccio?
Una nota dopo l’altra, sino a trovare la combinazione vincente?

Mozart no: esaminiamo per esempio la struttura del duetto: ‘Fra gli amplessi’.
È il momento in cui Fiordiligi, la più nobile delle donne, cede all’amore, suo malgrado.
È promessa ad un altro, vorrebbe resistere, non riesce: ‘Amor che a nullo amato amar perdona’. Questo ciò che Mozart si trova a descrivere in questo brano.

E come lo fa? Prima scelta, la sola giusta, inevitabile: sarà un duetto.
Ovviamente, il duetto è alla fine, quando Ferrando e Fiordiligi saranno infine uniti, quando appunto sarà appropriato e necessario per rendere musicalmente la loro unione.
L’approdo è dunque chiaro. Come ci si arriva? Non certo vagabondando: seguiamo Mozart.

Dapprima Fiordiligi è sola, crede di incontrare presto il suo promesso, la musica è serena, gioiosa. Di colpo compare Ferrando: il cuore di Fiordiligi sussulta, (‘Son tradita!’) la musica pure; il tempo deve cambiare ed infatti cambia : Allegretto.

I due si affrontano – un colpo lui, uno lei. I testi si alternano, la musica no, questa si separa dal testo e segue Fiordiligi, per tutta l’aria descriverà costantemente solo ciò che succede nel cuore di lei.

È il momento delle emozioni forti, la musica ne segue l’incalzare; la determinazione di lui fa breccia nel cuore di lei, che vacilla: è giusto, non si cede di colpo. Fiordiligi lotta contro se stessa. Per questo passaggio (‘incomincia a vacillar’), Mozart abbozza un duetto, poi subito abbandonato (un duetto abbozzato: la forma musicale scelta per esprimere l’esitazione di un’anima a congiungersi ad un’altra. Poteva non esserci, un duetto abbozzato? Sarebbe stato ancora bello?)
Ferrando si accorge che ella ha vacillato e ora sceglie la tenerezza; il tempo deve nuovamente cambiare (Larghetto): ascoltiamo le parole di lui attraverso il cuore di lei.

Infine, dopo un ultimo urlo (‘Crudel’), lei capitola in un sussurro (‘hai vinto !’); urlo e sussurro separati da un istante di sospensione. È il passaggio cruciale: annunciato e accompagnato da una sola nota, prima che le forze l’abbandonino completamente.

Ora i due sono una coppia, sono uniti: e il tempo, quindi, cambia nuovamente (Andante), siamo arrivati al duetto finale (‘Abbracciamoci o Caro bene’), stavolta gioioso e pienamente sviluppato.  QED.

Allora, solo un bella musica, che Mozart avrebbe composto seguendo l’ispirazione ?
Credete anche voi che l’arte sia espressione senza direzione, un linguaggio senza sintassi ?
Diceva Darwin che la vita è solo una lotteria per vagabondi. Lui ‘Così Fan Tutte’ l’avrebbe composta provando e riprovando tutte le combinazioni possibili di tutte le musiche possibili.
Così facendo, però, non avrebbe mai trovato il capolavoro.
Venises

[La trama di ‘Così Fan Tutte’ (libretto di Lorenzo Da Ponte ispirato a Beaumarchais) è semplice.
Un vecchio cinico (Don Alfonso) scommette contro due giovani ufficiali (Guglielmo e Ferrando) che le loro fidanzate non saranno loro fedeli. Così concordano di simulare una finta partenza per il fronte e lasciano sole le due donne. Agli ordini di quello i due giovani, camuffando il loro aspetto, dovranno ciascuno provare a sedurre la fidanzata dell’altro.
Per tutto il primo atto le donne resistono ai corteggiamenti dei due.
Qui siamo ormai giunti alla seconda metà del secondo atto.
Ferrando ha appena visto la propria fidanzata gettarsi nelle braccia di Guglielmo ed è disperato. Guglielmo invece è trionfante, perché la sua Fiordiligi ancora una volta gli è restata fedele. Don Alfonso li ammonisce entrambi: non è ancora finita, questo non è che il principio.
Nel frattempo le sorelle sono in preda a stati d’animo opposti: Dorabella è tutta presa dal suo nuovo amore, mentre Fiordiligi, pur turbata dalle avances del suo corteggiatore (Ferrando), è determinata a non cedere. Ella propone che le sorelle vestano entrambe degli abiti militari e vadano a ricongiungersi ai loro fidanzati al fronte.
La scena ‘Fra gli Amplessi’ inizia qui, con Fiordiligi sola in giardino, che indossa abiti militari con tanto di spada (Ferrando farà riferimento alla spada nel corso dell’Aria) e che sogna di apparire presto, così vestita, dinanzi al suo amato Guglielmo (il quale la osserva di nascosto insieme a Don Alfonso). In quel momento appare di sorpresa Ferrando, l’amore tentatore. L’Aria, un duetto, inizia con Fiordiligi sola in scena].




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letteratura
17 agosto 2007
IL LEGAME 14 - Questions et Réponses
"Tout est simple quand on n'en cherche pas la raison.
Le plus souvent c'est l'explication qui donne à réfléchir"

                                 Jacques Chardonne

Questions et Réponses

La solution est toujours dans la question, jamais dans la réponse.
Ce qui est difficile est de formuler la question: répondre est toujours la partie banale et évidente ; mais à condition que la question soit bien posée, que la question soit la bonne question.
Et on peut être sûr que quand on ne trouve pas la solution c’est inévitablement parce que la question n'a pas été suffisamment bien réfléchie.

*

"Tutto è semplice quando non se ne cerca la ragione.
In genere è la spiegazione che dà da pensare"

                                 Jacques Chardonne

Domande e Risposte

La soluzione è sempre nella domanda, mai nella risposta.
Ciò che è difficile è il formulare la domanda: rispondere è sempre la parte banale ed evidente; ma a condizione che la domanda sia ben posta, che sia la domanda giusta.
E si può essere certi che quando non si trova la soluzione è inevitabilmente perché non si è riflettuto abbastanza alla domanda.

Venises




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arte
25 luglio 2007
IL LEGAME 13 - Comme je te vois
Comme je te vois

Chère Lucie,
Voilà une peinture qui me parle de toi, de comme je te vois.

Tu trouveras mon choix incompréhensible.
Tu penseras que ton assourdissant silence m'a fait devenir fou, que ton éblouissant souvenir m'a blessé les yeux.
Il y n'a pas de caractères féminins dans ce tableau!
Et tu seras encore plus surprise quand je te dirai que je te vois non pas dans un, mais dans trois des personnages représentés là.

Il s’agit, selon moi, d’un des meilleurs tableaux du Caravage, dans lequel sont exprimés la découverte et le choix d'une nouvelle existence.
Mathieu est appelé, semble-t-il, par le Christ – dont le geste, si déterminé et pur, indique l'évidence, l'absence absolue de doute, la nécessité. Si pur que Mathieu semble hésiter à croire que ce geste lui soit adressé. Ca semble arriver soudainement, au plein milieu d'occupations futiles, mais dans ce tableau il y a l’écoulement du temps.
Que fait donc  Pierre, quel besoin il y a-t-il vraiment de lui? Il ne fait qu'imiter le geste du Christ mais il le fait de manière incomplète:  le bras hésite, le doigt n'indique pas, la posture est courbe. Mathieu, Pierre, le Christ sont la même personne. Pierre et Christ ne sont autre que la conscience de Mathieu, représentée dans des moments successifs de cette transition. Pierre semble couvrir le Christ mais c'est plutôt le Christ, la conscience complètement formée, qui émerge d'où était Pierre.

Tu n’y crois pas? Vois-tu deux groupes, un composé par les cinq joueurs et l'autre formé par les deux personnages debout? Non, tu te trompes:  il y a deux groupes, c’est vrai, mais Mathieu appartient au même groupe que le Christ et Pierre:  ne vois-tu pas le geste de la main qui unit les trois et qui les sépare des autres? Ne vois-tu pas comme la lumière (mais d'où vient-elle d’ailleurs, pourquoi ne rentre-t-elle pas par la fenêtre?) extrait Mathieu du groupe des autres joueurs?

Il y a toi dans ce tableau, mais il y a aussi un peu de moi – ou au moins de comme je voudrais que notre rencontre te transformât.
Je te vois ainsi : comme Caravage te voyait.
                            Alessandro

Alessandro,
n’arrête jamais de parler à mon coeur, même si je ne sais pas encore comme t’écouter.
                            Lucie


[Caravaggio, Chiamata di Matteo - Olio su tela, cm 322 x 340 - Roma, San Luigi dei Francesi]

Come io ti vedo

Cara Lucie,
ti invio un quadro che mi parla di te, di come io ti vedo.

Troverai la mia scelta incomprensibile.
Penserai che il tuo assordante silenzio m’abbia fatto impazzire, che il tuo abbagliante ricordo m’abbia ferito gli occhi.
Non ci sono figure femminili in questo quadro!
E sarai ancora più sorpresa quando ti dirò che ti vedo non in uno, ma in tre dei personaggi lì raffigurati.

Questo è, secondo me, uno dei quadri migliori del Caravaggio, nel quale viene espressa la scoperta e la scelta di una nuova esistenza.
Matteo è chiamato, sembra, dal Cristo – il cui gesto, così determinato e puro, indica l’evidenza, l’assoluta assenza del dubbio, la necessità. Così puro che Matteo sembra esitare a credere che quel gesto sia a lui rivolto. Sembra arrivare all’improvviso (nel bel mezzo di futili occupazioni) ma in questo quadro c’è lo scorrere del tempo.
Che ci fa infatti Pietro, che bisogno altrimenti ci sarebbe di lui? Non fa che imitare il gesto del Cristo ma lo fa in modo incompleto: il braccio esita, il dito non indica, la postura è curva. Matteo, Pietro, Cristo sono la medesima persona. Pietro e Cristo non sono altro che la coscienza di Matteo, colta in momenti successivi di questo processo di transizione. Pietro sembra coprire il Cristo ma invece è il Cristo, la coscienza pienamente formata, ad emergere da dove era Pietro.

Non ci credi? Vedi due gruppi, uno composto dai cinque giocatori e l’altro composto dai due personaggi in piedi? No, ti sbagli: i gruppi sono due, è vero, ma Matteo appartiene al medesimo gruppo con Cristo e Pietro: non vedi il gesto della mano che unisce i tre e li separa dagli altri? Non vedi come la luce (ma da dove viene, perché non entra dalla finestra?) estrae Matteo dal gruppo degli altri giocatori?

Ci sei tu in questo quadro, ma c’è anche un po’ di me – o perlomeno di come il nostro incontro vorrei ti trasformasse.
Io ti vedo così: come ti vedeva Caravaggio.
                            Alessandro


Alessandro,
non smettere mai di parlare al mio cuore, anche se io non so ancora come ascoltarti.
                            Lucie


Venises



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letteratura
19 luglio 2007
IL LEGAME 12 - Odissee
Il est des gens comme des voyages

Ceux dont, comme des chemins peu sûrs ou sans intérêt, on se détourne instinctivement.
Certains par contre sont des chemins familiers où vous ralentissez le pas et baissez la garde.
D'autres encore sont des lieux tellement exotiques qu'ils n'invitent même plus au voyage.
D'autres enfin, vous emmènent au delà d'eux, au delà de vous-même.  Bien au delà de ce que vous vous croyiez capable. Vers un ailleurs même pas imaginé en rêve, un ailleurs construit de deux univers qui ne font plus qu'un. Immensément plus grand.
Ces gens là sont des odyssées.


[fotografie 247 - Roma, quartiere Garbatella, 16 luglio 2007]

È delle persone come dei viaggi


Alcune dalle quali, come sentieri insicuri, senza interesse, ci si allontana istintivamente.
Certe invece sono dei percorsi familiari, nei quali si rallenta il passo e si abbassa lo sguardo.
Altre ancora sono dei luoghi talmente esotici da non invitare neppure più al viaggio.
Altre infine ci spingono al di là di se stessi, al di là di noi stessi. Ben al di là di ciò di cui ci crediamo capaci. Verso un altrove neppure immaginato in sogno, un altrove costruito di due universi che non sono più che uno solo. Immensamente più grande.
Queste persone sono delle odissee.

Venises




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musica
11 luglio 2007
IL LEGAME 11 - La mia vita per una messa
Ma vie pour une Messe

La période de la splendeur de la cathédrale de Saint Pétrone à Bologne, comme centre d'excellence musicale commence en 1657, avec la nomination comme maître de chapelle de Don Maurizio Cazzati, un ‘étranger’ qui n’avait même pas candidaté à ce poste.

[Bologna, San Petronio]
[Bologna, San Petronio]

Aujourd'hui tombé dans l’oubli, Cazzati fut un des compositeurs les plus connus et les plus prolifiques de son temps. Innovateur, ce fut lui qui donna plus d’importance à la musique instrumentale dans la musique sacrée, en établissant la forme ‘Grave-Allegro-Adagio-Allegro’ de la Sonate d'Église. Ce fut lui qui emmena l'école de violon de Bologne à exceller ; ses musiques pour trompette et cordes anticipent la forme du Concerto et ils représentent, même si limité en quantité, la partie la plus révolutionnaire de son vaste répertoire. Il était bien connu en Angleterre, où ses compositions étaient souvent exécutées. Il donna par ailleurs une contribution fondamentale au plein développement du contrepoint.

À peine nommé, il commença à réformer, à changer, à réorganiser.
Il transformait, la musique et les hommes: lesquels, bientôt, soit l'adorèrent, soit le haïrent.

L'autre centre d'excellence musicale de Bologne était l'Académie Philharmonique, fondée en le 1666 et gardienne de l'orthodoxie musicale, sous la férule de l'organiste bolognais Giulio Cesare Arresti;  à laquelle les compositeurs avaient coutume de soumettre leurs oeuvres pour approbation et correction et à laquelle Maurizio n’appartint jamais.

[Bologna, Accademia Filarmonica]
[Bologna, Accademia Filarmonica]

Et pourquoi le compositeur le plus illustre de Bologne n’est-t-il jamais rentré à l'Académie? Parce que, d’innovation en innovation, Maurizio composa le Kyrie de sa Missa Primi Toni op.17. Trop de contrepoint, vraiment trop:  plein de passages pas acceptables, plein de fautes musicales, dit Giulio:  à corriger.
Mais non, Maurizio ne corrigea pas: au contraire, il affronta l'organiste. Un conflit prolongé, tellement violent qu’il finit par impliquer la ville entière. Ses musiques furent interdites, l'éditeur finit par refuser de publier ses oeuvre. Mais Maurizio ne céda pas et arriva à fonder sa propre maison d'édition pour les  publier! Il continua à composer, à donner des leçons……  tant et si bien qu'ils le chassèrent de Bologne.  
Il se réfugiera à Mantoue, où – maître de chapelle –  y mourut dix ans après.

La mia vita per una Messa

Il periodo dello splendore della cattedrale di San Petronio a Bologna come centro d’eccellenza musicale inizia nel 1657, con la nomina a maestro di cappella di Don Maurizio Cazzati, uno ‘straniero’ che non aveva nemmeno fatto domanda per quel posto.

Oggi dimenticato, Cazzati fu uno dei compositori più noti e prolifici del suo tempo. Innovatore, fu lui a dare maggiore importanza alla musica strumentale nella musica da chiesa, stabilendo la forma ‘Grave-Allegro-Adagio-Allegro’ della Sonata da Chiesa. Fu lui a portare la scuola di violino di Bologna a primeggiare; le sue musiche per tromba e archi anticipano la forma del Concerto e rappresentano, seppur limitate in numero, la parte più rivoluzionaria del suo vasto repertorio. Era conosciuto persino in Inghilterra, dove le sue composizioni venivano eseguite spesso. Diede un contributo fondamentale al pieno sviluppo del contrappunto.

Appena nominato, iniziò a riformare, a cambiare, a riorganizzare.
Innovava, la musica e gli uomini: i quali, presto, o lo adorarono o lo odiarono.

L’altro centro d’eccellenza musicale a Bologna era l’Accademia Filarmonica, fondata nel 1666 e custode dell’ortodossia musicale, sotto la bacchetta dell’organista bolognese Giulio Cesare Arresti; alla quale era costume che i compositori sottoponessero per approvazione e correzione le loro opere e alla quale Maurizio non ebbe mai accesso.

E perché mai il più illustre compositore di Bologna non poté mai entrare all’Accademia? Perché, innovando innovando, Maurizio compose il Kyrie della sua Missa Primi Toni op.17. Troppo contrappunto, davvero troppo: pieno di passaggi non permessi, pieno di errori musicali, disse Giulio: da correggere.
Ma no, Maurizio non corresse: affrontò invece l’organista. Uno scontro prolungato, così violento da coinvolgere l’intera città. Le sue musiche furono bandite, l’editore rifiutò di pubblicare qualsiasi altra sua opera. Ma Maurizio non si dette per vinto e fondò persino una sua casa editrice per poter pubblicare! Continuò a comporre, ad insegnare...  finché lo cacciarono da Bologna.
Riparò a Mantova, dove – maestro di cappella –  morì dieci anni dopo.

Venises





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letteratura
3 luglio 2007
IL LEGAME 10 - L'improbabile arte di migliorarsi
« Celui qui veut se débarrasser d'un mal quelconque, sait toujours ce qu'il veut; mais celui qui cherche le mieux, est aveugle ».
Goethe, Les Affinités Electives.

L'improbable art de s’améliorer

L’humanité est divisée en deux types des gens : ceux qui sont en crise permanente avec eux-mêmes, car ils se croient bons à rien du tout ; et ceux qui pensent toujours tout savoir.
Entre les deux, le vide.
Au-dessus, un tout petit pont, parfois traversé, très très vite, par les quelques qui sont obligés par le circonstances de la vie à s’améliorer.
Mais personne ne cherche à le faire comme but permanent; personne reste dans ce vide.

En effet: comment s’améliore-t-on? Ce n'est pas évident.
La plus grande partie d’entre nous croit que s’améliorer consiste à 'améliorer' ce que nous savons déjà faire, le faire mieux. Mais ce n’est pas le cas.

Il n’y a qu’une seule manière de s’améliorer: elle ne consiste pas à développer ses talents mais à combattre ses propres faiblesses.
Un grand joueur de tennis est celui qui il a su corriger son plus mauvais coup et il n'a alors plus de faiblesses à exposer à l'adversaire; un grand pianiste est celui qui a su travailler sur sa main la plus faible et qui n’a plus de main incertaine.
Et cela – corriger nos faiblesses – nous saurions tous le faire.
Peu cependant en ont envie; peu acceptent de regarder en face leurs propres défauts.
Voilà pourquoi nous préférons continuer à penser que l’art de s’améliorer est un art trop difficile pour nous.

*

“Chi vuole sbarazzarsi d’un male qualsiasi sa sempre ciò che vuole; ma colui che cerca il meglio è cieco.”
Goethe, Le Affinità Elettive.

L’improbabile arte di migliorarsi

L’umanità si divide in due tipi di persone: quelli che sono in crisi permanente con sé stessi perché si ritengono buoni a nulla; e coloro che credono sempre di sapere tutto.
Fra i due, il vuoto.
Al di sopra, un piccolo ponte, di tanto in tanto attraversato a passo veloce da quei pochi che sono costretti, dalle circostanze dell’esistenza, a migliorarsi.
Ma nessuno cerca di farlo come obiettivo costante: nessuno ci resta, in quel vuoto.

Ed in effetti: come ci si migliora? La risposta non è così ovvia.
La maggior parte di noi crede che migliorarsi consista nel ‘migliorare’ ciò che sappiamo fare, nel farlo meglio. Ma non è così.

Si diventa migliori in un solo modo: che non consiste nello sviluppare i propri talenti ma nel combattere le proprie debolezze.
Un grande tennista è colui che ha saputo correggere il proprio colpo peggiore e non ha più debolezze esposte all’avversario; un grande pianista è colui che ha saputo lavorare sulla propria mano più debole e che non l’ha più, la mano incerta.
E questo – correggere le proprie debolezze - lo sapremmo fare tutti.
Pochi però ne hanno voglia; pochi accettano di guardarle dritte negli occhi, le proprie debolezze. Ecco perché preferiamo continuare a pensare che l’arte di migliorarsi sia un’arte troppo difficile per noi.

Venises
154



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letteratura
20 giugno 2007
IL LEGAME 9 - Seppellitemi con la mia spada
Enterrez-moi avec mon épée.

Nous croyons que la mort arrive soudainement - et pourtant non, on meurt peu à peu, jour après jour, compromission après renoncement.
Et on a le temps de réfléchir à ses propres fautes, on a le temps de regretter.
Moi, je ne regrette qu’une seule chose, une seulement: d'avoir hurlé trop peu, de ne pas m’être suffisamment insurgé: combien de choses indignes j'ai tolérées!
Enterrez-moi avec mon épée: j'en aurai besoin, maintenant que j'ai enfin compris la valeur de la vie.

Seppellitemi con la mia spada.

Crediamo che la morte arrivi all’improvviso – e invece no, moriamo poco a poco, giorno dopo giorno, compromesso dopo rinuncia.
E si ha il tempo di riflettere ai propri errori, si ha il tempo di rimpiangere.
Io mi rammarico di una sola cosa, una solamente: di aver urlato troppo poco, di non essermi indignato abbastanza: quante cose indegne ho tollerato!
Seppellitemi con la mia spada: ne avrò bisogno, ora che ho finalmente capito il valore della vita.

Venises
260



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letteratura
13 giugno 2007
IL LEGAME 8 - Oceano
Océan

Très chère Lucie,
retranchée dans votre hésitation craintive, maudite soit la fougue avec laquelle je me suis adressé à vous:  plus jamais!
Avec tous les morceaux qui restent de mon cœur:

L'amour est un océan de gouttes minuscules.
Chaque jour, une goutte.
Une vie ne suffit pas, pour atteindre l'horizon
de cette mer à moi
qui déborde
dans mon cœur

Alessandro

Alessandro, Alessandro, Alessandro,
qu’il est doux de faire naufrage en toi, ma mer, mon univers, mon refuge!
Alessandro mon cher, vous qui ne recevrez jamais cette lettre, mon fidèle ami, dites-moi:  les lettres que nous ne recevons pas, celles-là même qui ne sont pas envoyées, nous parlent-elles également, atteignent-elles notre coeur, rompent-elles le silence?
Ne vous hâtez pas à le nier, ne raillez pas les efforts que ces lignes m’ont coûtées, écoutez-moi plutôt. Vous vous êtes emparés des clés de mon coeur.  À quoi sert de discuter comment vous les avez ravies? Elles sont chez vous, désormais.
Et moi, je ne les veux pas en retour, même si j’ignore comment l’exprimer.
Cela vous suffira:  je viens de l’avouer à moi-même.
C’est à ça que servent les lettres que nous n'envoyons pas.
Votre Lucie

***

Oceano

Carissima Lucie,
rintanata nella vostra esitazione impaurita, maledetta sia la foga con cui mi sono rivolto a voi: mai più!
Con tutti i frammenti che restano del mio cuore:

L’amore è un oceano di minuscole gocce.
Ogni giorno, una goccia.
Non mi basta, la vita, per arrivare all’orizzonte
di questo mio mare
che trabocca
nel mio cuore

Alessandro

Alessandro, Alessandro, Alessandro,
quanto è dolce naufragare in te, mio mare, mio universo, mio rifugio!
Alessandro caro, che non riceverai mai questa lettera, mio devoto amico, ditemi: le lettere che non riceviamo, quelle non spedite, ci parlano lo stesso, raggiungono comunque il nostro cuore, rompono il silenzio?
Non affrettatevi a negarlo, non irridete agli sforzi che queste mie righe mi sono costate, ascoltatemi piuttosto. Vi siete impadronito delle chiavi del mio cuore. A cosa serve discutere di come ve ne siete impossessato? Siete Voi ora ad averle.
Indietro non le rivoglio, anche se nemmeno so come esprimerlo.
Vi basti questo soltanto: l’ho appena confessato a me stessa.
È a questo che servono le lettere che non spediamo.
La vostra Lucie
539

[Non riesco ancora a pubblicare foto sulla nuova piattaforma - il blog funziona a metà. Ma sono in contatto con i redattori (pazienti e gentili) de 'ilCannocchiale' - mi stanno dando una mano, se mi ridanno un occhio è fatta.]



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letteratura
6 giugno 2007
IL LEGAME 7 - Altimetro per non specialisti
[OLIMPICO POST BILINGUE SU MISERIA E NOBILTA’ DELLA POLITICA E DELLA SCIENZA ITALIANA ED EUROPEA]
Altimétrie pour pas spécialistes -
L'altimètre sur satellite est un radar. À premier vue le radar le plus simple qu'on puisse imaginer, vu qu'il se limite à la mesure de base du radar, celle du temps d’aller-retour de l'écho (il y a des radars qui mesurent la vitesse de la cible et autres choses compliquées).
Où est la complication, alors?
La première consiste dans le fait suivant:  au contraire de tous les autres radars sur satellite, qui mesurent en regardant vers le côté, qui observent sans être remarqués, l'altimètre regarde son objet dans les yeux. Et cela change tout:  au lieu de la 'réfraction' de son propre signal, l'altimètre récupère le rayon réfléchi. Et alors? Ce qui se passe est que la théorie traditionnelle ne marche plus, mais surtout que pour découvrir les informations  recherchées, il ne faut jamais dévier le regard: le moindre mouvement et l'équilibre est rompu, le rayon réfléchi est contaminé par les rayons réfractés, plus forts mais sales et... la mesure échoue. Combien faut-il être attentif? L’erreur peut atteindre, au maximum, 1 partie sur 900 de l'angle droit. Regarder droit, mais vraiment droit, dans les yeux ce qu'on tâche de découvrir, sans jamais hésiter, sans jamais détourner le regard - c'était la première complication, nous disions;  enfin, c’est la complication simple.
La vraie complication consiste en effet dans la précision de la mesure.
L'altimètre mesure un temps, mais il doit y réussir avec une précision très élevée. L'ensemble de toutes les erreurs de  mesure ne peut jamais dépasser 3 centièmes d'un milliardième de seconde (3 * 10-11 sec, pour les amateurs des mathématiques). C’est clair? Tout ensemble, ceci est le total.
Dans la conception de ces machines il faut tenir sous contrôle imperfections de l'ordre des millièmes de milliardième de seconde. Et l’histoire n'est pas encore terminée:  en fait, combien est-elle précise, l'estimation d'un millième de milliardième de seconde? Comment faisons nous pour être sûrs de la valeur des contributions individuelles à l’erreur globale, comme pouvons-nous garantir, même avant que le satellite soit lancé, que la faute totale ne dépassera pas le seuil fatidique qui rendrait d’un coup le capteur inutile?
Pour dessiner une de ces implacables machines il faut se transformer, il faut accepter l'idée qu’il ne soit pas légitime de se tromper. Absolument pas, absolument jamais, même pas un tout petit peu. Il faut savoir qu'on n'a pas droit au pardon. C'est un peu comme manier la nitroglycérine tout le jour:  si la main tremble un instant - peut-être par fatigue – tu sautes en l’air. Une distraction, peut-être une seule en dix ans, et tout part en fumée: rien n’est sauvé. Ce capteur, en fait, ne sert seulement que s'il est précis. Pourquoi ? Car il mesure la hauteur de la surface océanique en deux-points éloignés l’un de l’autre, disons, de 1000 km sur deux orbites consécutives ; chaque mesure est prise à distance d’environ deux heures: tout doit rester stable, absolument identique entre les deux mesures. Si on réussit à contrôler les inévitables imperfections du capteur alors une différence, disons d'un centimètre, entre les deux mesures (les centièmes de milliardième de seconde en temps) devient l’indication d’une masse d'eau gigantesque qui est en train de glisser sur la surface océanique en transportant avec elle une quantité formidable d'énergie – ce qu'en réalité nous voulons connaître et que nous ne pouvons seulement mesurer qu’indirectement.
Maintenant vous connaissez l'altimètre,: la version simple, plate.
Après, il y a la version compliquée, l'altimètre 'on the rocks'.
L’altimètre compliqué cherche à faire deux choses qui ne vont pas du tout ensemble.
Il tâche d’être en même temps précis et rapide. Doux mais énergique, léger mais violent. Il essaie d'ajouter, à la mesure de la surface océanique, la mesure des glaces polaires. Seulement, dans le cas des glaces polaires, la géométrie d’observation n’est pas la bonne, les variations sont violentes (plusieurs mètres au lieu de fractions de centimètre). On ne peut pas mesurer les kilomètres avec le même calibre, bien sûr il faudrait changer d’instrument de mesure, c’est clair. Pas possible:  l'orbite de l'altimètre le mène au dessus des glaces, donc au lieu de ne rien lui faire faire, il vaut mieux lui faire mesurer aussi la glace. Et la géométrie, pour optimale ou inadaptée qu’elle soit, il faut s’en accommoder et se débrouiller. Et c’est alors que essayons de l’inventer, ce capteur deux-en-un.
L'altimètre sur satellite - dans la version 'on the rocks' - est le capteur - lui et lui seul - qui nous a permis d'établir si les calottes polaires sont en train de fondre ou pas. On ne sait pas comment les calottes polaires sont en train de se modifier et la transition de l’eau à la glace est justement la plus intéressante. Dommage que ce soit aussi le moment le plus difficile, celui dans lequel le fragile verre de cristal dans nos mains (passez-moi l'exemple un peu élémentaire), que nous ne pouvons pas serrer sans l’écraser, éclabousse sous l'action d'une force violente et soudaine. Mais c’est aussi le moment où notre étreinte doit être assez forte pour ne pas laisser échapper le verre. On ne doit pas se tromper:  trop tôt et on brise le verre, on échoue dans la mesure de l'océan, trop tard et le verre c’est enfuit de nos main, on invalide la mesure de la glace. Comment peut-on passer de la douceur extrême à une si extrême violence ?
Comment fait-on? En omettant les détails techniques, la réponse est simple:  en se convainquant de n’abandonner la partie pour aucune raison au monde. Même si on est convaincu qu’il n’est pas possible d’y arriver, que le problème est trop difficile, que sa solution n’existe simplement pas. Ne s’octroyer aucune trêve, se promettre qu'on ne lâchera jamais, jamais, jamais. La solution, c’est vrai, on la trouve en étudiant, en travaillant sur l'ordinateur, en utilisant pas mal des mathématiques, peut-être même de l’espèce plutôt compliquée; tout cela est vrai. Mais l'ingrédient essentiel n'est aucun de ces éléments. La solution arrive seule si on se bat au-delà des ses propres forces, seulement si on s'acharne, seulement si on ne s’accorde pas de trêve. C’est celui-là l’élément qui fait la différence – cela seulement.
Et la solution est arrivée, finalement, après un an d’enfer: tout d'un coup, le 25 avril de l'année dans laquelle Lorenzo naquit ; oui, je sais, il ne faudrait pas travailler dans les jours de fête. Mais sentir un intense plaisir est permis, n'est-ce pas?. Et du coup tu sais que tu y es, que ça marchera;  et tu le sais parfaitement, tu en es absolument certain, tu le vois clairement devant toi, tu n'as pas besoin de demander à l'ordinateur de te le confirmer. Ce sont tes entrailles qui te le confirment, pas l’ordinateur! C’est le calme qui s'est emparé de toi qui te le dit: le dragon a été écrasé dans un souffle. La fatigue, le désespoir, l'incertitude, la peur de ne pas réussir ont disparu d’un coup; jamais existés: tu n’arrives même pas à t’en rappeler. Très beau, merveilleux, quelle sensation! Et maintenant, à qui vas-tu le dire? Avec qui partages-tu cette sensation? Et qui pourrait te comprendre? Ca se termine que tu l’emmèneras dans toi pour le reste de tes jours et tu le partageras seulement avec tes entrailles ; elles oui, elles comprennent ce que tu as senti, elles oui, elles le comprennent, ton théorème.
Je me rappelle tout de même du jour, il y a plus de vingt ans, quand j’ai présenté l’altimètre ‘on the rocks’ en Angleterre (à l’université où Lorenzo ira bientôt faire ses études). Dans l’audience, un des deux pères historiques de l’altimétrie, le co-concepteur du premier altimètre, l’américain EW qui, une fois la présentation terminée, s’approcha, se présenta ( !) et dit : « Je ne suis pas suffisamment expert dans ce que vous avez présenté ( !). Mais je crois le maîtriser suffisamment pour dire que c’est un travail exceptionnel ». Nous nous sommes serrés la main ; nos chemins ne se sont plus croisés.
Le jour du lancement du satellite, avec au bord mon cher altimètre, j’ai senti le cordon ombilical qui se déroulait en accompagnant la fusée en dehors de l'atmosphère. Quelques jours après, la première mesure de 'mon' altimètre arriva au sol. Un collègue (et ami : un de l’équipe romaine) courus vers moi en hurlant dans le couloir: « ça marche, ça marche très bien, merveilleusement bien, et sur les glaces aussi! » Mais il ne parla pas à moi en réalité, car je le savais déjà, et depuis beaucoup de temps, depuis cet avril. Pour moi c’était clair, j'en étais absolument certain. Je n’ai jamais regardé cette première mesure; j'ai dû en étudier beaucoup d'autres mais la première je ne l’ai jamais regardée. Le vraie première mesure, c’est moi qui l’avais, dans mes entrailles.
Comment l'altimétrie a-t-elle commencé en Italie? Par hasard. Personne ne savait faire des altimètres en Europe, les Américains en étaient seuls capables. C’est en 1981, à peu près. L'Europe décide de s’y essayer, plus par intérêt pour la technologie que pour l'importance des mesures qu’elle aurait produit. C’est le tour de l'Italie. Pourquoi l'Italie? Parce que c'était le dernier bout qu'il restait à assigner à un des partenaires européens qui participaient au projet et personne ne l'avait choisi. L'Italie politique, incapable de se placer en Europe, incapable de choisir, va être choisie. Il restait l'altimètre, il restait l'Italie. Je passais par là à ce moment-là:  il me toucha moi, avec un petit groupe de copains.
Beaucoup plus tard, les Français (seuls en Europe) comprennent l'importance et l'intérêt des informations que ce capteur produit et ils décident - une décision politique de longue durée, confirmée par des gouvernements et des présidents de la République de convictions politiques différentes dans l'espace de vingt ans - que la France doit maîtriser cette technologie. Pour y réussir, vu les moyens limités dont la recherche dispose au delà des Alpes aussi, ils concluent un pacte avec le diable. En ayant perdu l'opportunité du projet européen au bénéfice de l'Italie, ils créent un programme national en coopération avec les États-Unis (par qui ils seront toujours traités comme un partenaire inférieur). Ce sera seulement des années plus tard - avec le succès de deux missions -  que les Francais se retournent à nouveau vers l’Europe et ils arrachent leur suprématie aux Italiens (qui entre temps avaient réalisé trois missions, la dernière étant une première mondiale:  l'altimètre 'on the rocks'). L'Italie politique ne fera rien pour défendre la suprématie italienne dans le secteur. Entre temps l’équipe de Rome, restée sans perspectives, progressivement se désagrége. Quelques années après l'industrie nationale du secteur  sera vendue à bon marché aux Français.
En vingt ans, pendant que les Americans (de moins en moins intéressés à contrôler les informations environnementales) abandonnent cette technologie spécifique aux Européens, les italiens, les français et les anglais ensemble (ces derniers pour l’étude des calottes polaires) conquièrent le leadership dans le secteur.
Dans deux ans l’Europe lancera le prochain altimètre, le premier altimètre ‘on the rocks’ réalisé par les français. Il sera plus précis que l’altimètre maintenant en orbite. Les données seront analysées par le University College of London. L’Italie n’a aucun rôle dans la mission.
Pour nous, tout a commencé à l'Italienne, par hasard: et s’est terminé de la même manière. Mais vous savez quoi? Au bout du compte nous avons eu de la chance, nous sommes en de bonnes mains : nos cousins européens ne vont pas l’abandonner, l’altimétrie, ils ne vont pas la trahir. C’est en Europe qu’ est notre avenir.
Un ex-spécialiste en altimétrie par satellite

ALTIMETRIA PER NON SPECIALISTI
L’altimetro da satellite è un radar. A prima vista il radar più semplice che si possa dare, visto che in fondo si limita alla misura base del radar, quella del tempo andata-ritorno dell’eco (ci sono radar che misurano la velocità del bersaglio, e altre cose complicate).
Dov’è la complicazione, allora?
La prima sta nel fatto seguente: al contrario di tutti gli altri radar da satellite, che misurano di sguincio, osservano senza essere notati, l’altimetro guarda il suo oggetto dritto negli occhi. E questo cambia tutto: invece della ‘rifrazione’ del proprio segnale l’altimetro si becca il raggio riflesso. Embè? Succede che la teoria tradizionale viene meno, ma soprattutto che se si vuole scoprire l’informazione che si cerca, bisogna non deviare mai lo sguardo: il minimo movimento e l’equilibrio è rotto, il raggio riflesso viene contaminato dai raggi rifratti, più forti ma sporchi e… la misura fallisce. Quanto bisogna stare attenti? Il massimo errore tollerabile è pari all’incirca a 1 parte su 900 dell’angolo retto.
Questa – guardare dritto, ma proprio dritto, negli occhi ciò che si cerca di scoprire, senza mai esitare, senza mai distogliere lo sguardo - era la prima complicazione, dicevamo; in fondo, la complicazione semplice.
La vera complicazione consiste infatti nell’accuratezza della misura.
L’altimetro misura un tempo, ma ci deve riuscire con una precisione elevatissima. L’insieme di tutti gli errori della misura non devono mai essere più grandi di 3 centesimi di un miliardesimo di secondo (3 * 10-11 sec, per gli appassionati di matematica). Chiaro? Tutti insieme, quello è il totale.
E così, per progettare una di queste macchine bisogna tenere sotto controllo imperfezioni dell’ordine dei millesimi di miliardesimo di secondo. E non è ancora finita: infatti, quanto è precisa la stima di un millesimo di miliardesimo di secondo? Come facciamo ad essere sicuri del valore dei singoli contributi all’errore totale, come facciamo a garantire (prima che il satellite sia lanciato), a dimostrare che l’errore totale non supererà la soglia fatidica che renderebbe di colpo l’intero sensore inutile?
Per progettare una di queste implacabili macchine bisogna trasformarsi, bisogna accettare l’idea che non sia legittimo sbagliare. Assolutamente no, proprio no, assolutamente mai, nemmeno un po’. Sapere che non si ha diritto alla misericordia. È un po’ come maneggiare nitroglicerina tutto il giorno: se ti trema la mano un istante - magari per fatica - salti in aria. Una distrazione, magari una sola in dieci anni, e va tutto in fumo: tutto, non si salva proprio niente. Questo strumento, infatti, serve solo se è preciso. Perché? Quello che fa è misurare l‘altezza della superficie oceanica in due punti distanti fra loro, diciamo, 1000 km. Questo lo fa su due orbite consecutive, ciascuna misura è presa a distanza di due ore circa: tutto deve restare stabile, assolutamente identico fra le due misure. Se si riesce a controllare le inevitabili imperfezioni dell’apparato di misura (l’altimetro), allora una differenza, diciamo di un centimetro, fra le due misure (i centesimi di miliardesimo di secondo in tempo) corrisponde ad una massa d’acqua gigantesca che sta scivolando sopra la superficie oceanica trasportando con sé un’enorme quantità d’energia, che è poi ciò che in realtà vogliamo conoscere e che possiamo solo indirettamente misurare.
Bene, ora conoscete l’altimetro: quello semplice, liscio.
Poi c’è quello complicato, l’altimetro ‘on the rocks’.
Quello complicato, d’altimetro, infatti cerca di fare due cose che proprio non stanno insieme. Cerca d’essere preciso ma rapido al tempo stesso. Dolce ma energico, lieve ma violento. Cerca di aggiungere, alla misura della superficie oceanica, la misura dei ghiacci polari. Solo che nel caso dei ghiacci polari la geometria è sbagliata (bisognerebbe proprio osservarli di sguincio), le variazioni sono violente (molti metri, non frazioni di centimetro). Non si possono misurare i chilometri con il calibro, bisognerebbe cambiare strumento, è chiaro. E invece non si può: l’orbita dell’altimetro sui ghiacci ci passa, quindi invece di non fargli far nulla, tanto vale fargli misurare anche il ghiaccio. E la geometria, ottimale o inadatta che sia, è quella e arrangiarsi bisogna. E allora proviamoci ad inventare questo sensore due-in-uno. L’altimetro da satellite - nella versione ‘on the rocks’ - è quello strumento (lui e lui solo) che ci ha permesso di stabilire se le calotte polari si stanno sciogliendo, oppure no. Non lo sappiamo come si modificano le calotte polari e la transizione acqua-ghiaccio è proprio quella più interessante. Peccato che sia il momento più difficile, quello in cui il fragile bicchiere di cristallo nelle nostre mani (passatemi l’esempio un po’ rozzo), che non possiamo stringere senza frantumare, schizza via sotto l’azione di una forza violenta e repentina. Quello è il momento in cui la nostra stretta deve essere così forte da non lasciarci scappare il bicchiere. Non si deve sbagliare: troppo presto e si frantuma il bicchiere (si fallisce la misura sull’oceano), troppo tardi ed il bicchiere ci è sfuggito di mano (si fallisce la misura sul ghiaccio). Come si fa a passare dalla dolcezza estrema ad un’altrettanto estrema violenza?
Come si fa? Tralasciando i dettagli tecnici, la risposta è semplice: convincendosi a non abbandonare la partita per nessuna ragione al mondo: nessuna. Nemmeno se si è convinti che non sia possibile farcela, che il problema sia troppo difficile, che la sua soluzione sia semplicemente impossibile. Non darsi tregua, dirsi che non si mollerà mai, mai, mai. È vero, la soluzione la si trova studiando, lavorando al computer, utilizzando molta matematica, magari pure della specie complicatuccia anziché no; tutto vero. Ma l’ingrediente essenziale non è nessuno di quelli summenzionati. La soluzione arriva solo se ci si batte al di là delle proprie forze, solo se ci si accanisce, solo se non ci si dà tregua. È quello che fa la differenza, solo quello.
E la soluzione è arrivata, infine, dopo un anno d’inferno: tutta d’un colpo, il 25 aprile dell’anno in cui poi nacque Lorenzo (si lo so, non si dovrebbe lavorare nei giorni di festa. Ma provare un intenso piacere è concesso, nevvero?). E di colpo sai che ce l’hai fatta, che funzionerà; e lo sai sicuramente, ne sei assolutamente certo, lo vedi chiaramente davanti a te, non hai bisogno di chiedere al computer di confermartelo. Te lo dicono le tue viscere, altro che computer! Te lo dice la calma che si è impadronita di te: il drago è stato debellato in un soffio. La fatica, la disperazione, l’incertezza, la paura di non riuscire sono scomparse di colpo; mai esistite: nemmeno riesci a ricordartene. Bellissimo, meraviglioso, che sensazione! E adesso a chi lo dici? Con chi condividi questa sensazione? E chi ti capisce? Finisce che te la porti dentro per il resto dei tuoi giorni e la condividi solo con le tue viscere, loro si che capiscono cosa hai provato, loro si che lo capiscono il tuo teorema.
Eppure ricordo il giorno, oltre vent’anni fa, in cui presentai l’altimetro ‘on the rocks’ in Inghilterra (all’Università in cui Lorenzo andrà presto a studiare). Fra il pubblico, uno dei due padri storici dell’altimetria, il co-progettista del primo altimetro, lo statunitense EW che, alla fine della presentazione si avvicinò, si presentò (!) e mi disse: “Io non sono abbastanza esperto di quello che lei ha presentato (!). Ma credo di capirne abbastanza per dire che è un lavoro eccezionale”. Ci stringemmo la mano; le nostre strade non s’incrociarono più.
Il giorno del lancio del satellite (con a bordo il mio carissimo altimetro) sentii il cordone ombelicale che si srotolava accompagnando il razzo fuori dell’atmosfera. Qualche giorno dopo, la prima misurazione della ‘mia’ macchina arrivò a Terra. Un collega (e amico: uno del gruppetto romano) corse da me urlando per il corridoio: “funziona, funziona, funziona benissimo, meravigliosamente bene, anche sui ghiacci!” ma non parlò a me in realtà , perché io lo sapevo già, da parecchio, da quell’aprile. Per me era chiaro, ne ero assolutamente certo. Non guardai mai la prima misura del mio altimetro; ne ho dovuto studiare molte altre, ma la prima non l’ho guardata mai. La prima, quella vera, ce l’ho nelle viscere io.
Com’è cominciata l’altimetria in Italia? Per caso. Nessuno sapeva fare gli altimetri in Europa, solo gli Americani ne erano capaci. È il 1981, all’incirca. L’Europa decide di provarci, più per interesse nella tecnologia che per l’importanza delle misurazioni che lo strumento avrebbe prodotto. Tocca all’Italia. Perché all’Italia? Perché era l’ultimo pezzo che restava d’assegnare ad uno dei partner europei che partecipavano al progetto e nessuno l’aveva scelto. L’Italia politica, incapace di stare in Europa, incapace di scegliere, viene scelta. Restava l’altimetro, restava l’Italia. Passavo di là in quel momento: toccò a me, insieme a un minuscolo gruppetto di amici.
Anni dopo, i francesi (soli in Europa) capiscono l’importanza e l’interesse dell’informazione che questo strumento produce e decidono (una decisione politica di lungo respiro, mantenuta stabilmente da governi e presidenti della Repubblica di diversa fede politica nell’arco di vent’anni) che la Francia deve impadronirsi di questa tecnologia. Per riuscirci, visto i mezzi limitati di cui la ricerca dispone anche oltr’alpe, scendono a patti col diavolo. Avendo perduto, anni prima, l’opportunità del progetto europeo a vantaggio dell’Italia, varano un programma nazionale in cooperazione con gli Stati Uniti (da cui saranno sempre trattati come un partner inferiore).
Solo parecchi anni dopo – con il successo di due missioni alle spalle – i francesi tornano in Europa, e strappano la supremazia agli Italiani (che di missioni ne avevano messe insieme tre, l’ultima delle quali unica al mondo: l’altimetro ‘on the rocks’). L’Italia politica non fa nulla per difendere la supremazia italiana nel settore. Nel frattempo il gruppetto di Roma, restato senza prospettive, progressivamente si disgrega. Qualche anno dopo l’industria nazionale del settore viene svenduta ai francesi.
In vent’anni, mentre gli americani (sempre più disinteressati a controllare le informazioni ambientali) abbandonano questa specifica tecnologia agli europei - italiani, francesi ed inglesi insieme (gli inglesi per lo studio delle calotte polari) – conquistano la leadership nel campo dell’altimetria da satellite.
Fra due anni l’Europa lancerà il prossimo altimetro, il primo altimetro ‘on the rocks’ fatto dai francesi. Produrrà misure ancore più precise dell’attuale altimetro. I dati saranno analizzati dall’University College of London. Gli italiani non hanno alcun ruolo nella missione.
Per noi è cominciata all’italiana, per caso: è finita nello stesso modo. Ma sapete cosa? In fondo siamo stati fortunati, siamo in buone mani: i nostri cugini europei non l’abbandoneranno l’altimetria, loro non la tradiranno. È nell’Europa la nostra salvezza.
Un ex-specialista in altimetria da satellite
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letteratura
2 maggio 2007
IL LEGAME 6 - Silenzio
Silence
Mon coeur est envahi
Du vide que tu y as laissé
Alessandro

Silenzio
Il mio cuore è invaso
Dal vuoto che vi hai lasciato
Alessandro




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letteratura
11 aprile 2007
IL LEGAME 5 - La matematica silenziosa
“La musique est une mathématique sonore, la mathématique une musique silencieuse.”
(Edouard Herriot)
La mathématique silencieuse
(Colloque imaginaire entre deux ex-enfants prodiges)
DAVID BARENBOIM: C’est notre devoir, en tant qu’éducateurs, d’apprendre à nos enfants qu’il n’y a pas de contradiction entre la discipline et l’amour. La musique c’est un ensemble bien équilibré de mathématique et de sentiment. Et l’essentiel, dans la musique comme dans la vie, est qu’ils soient ensemble.
INTERVIEWER : Mais la discipline, n’est-elle pas incompatible avec la création, le génie et les sentiments que la musique exprime?
GIANLUCA CASCIOLI : Non seulement il n’y a pas de création sans cette mathématique secrète, mais cela est aussi vrai pour l’interprétation. Quand on prépare un concert, il ne faut pas se concentrer seulement sur les exercices. Il faut essayer et re-essayer les passages, certes, mais pas seulement, pas trop. À un moment donné, il faut savoir abandonner les exercices, oublier tout ce qu’on a appris (qui reste en nous) et écouter seulement la passion dans les notes.
Qu’est-ce que la musique ? Une mathématique silencieuse. Pour qu’on puisse vraiment goûter la musique, on ne doit plus entendre toute la mathématique qu'il y a dedans.
(Venises)

« La musica è una matematica sonora, la matematica una musica silenziosa »
(Edouard Herriot)
La matematica silenziosa
(Colloquio immaginario fra due ex-enfants prodiges)
DAVID BARENBOIM : È nostro dovere d’educatori insegnare ai giovani che non c’è contraddizione fra la disciplina e l’amore. La musica è un insieme armonioso di matematica e  di sentimento. E l’essenziale, nella musica come nella vita, è la loro unione.
INTERVISTATORE : Ma la disciplina non è incompatibile con la creazione, con il genio e con i sentimenti che la musica esprime?
GIANLUCA CASCIOLI : Non soltanto non c’è creazione senza questa matematica segreta, ma lo stesso è vero per l’interpretazione. Nel prepararsi ad un concerto non bisogna concentrarsi unicamente sugli esercizi. Si devono provare e riprovare i passaggi, certamente, ma non solo, non troppo. Ad un certo punto, si devono saper abbandonare gli esercizi, dimenticare tutto quello che si è imparato (che ci resta dentro) e limitarsi ad ascoltare la passione nelle note.
Cos’è la musica?  Una matematica silenziosa. Per godere veramente la musica non dobbiamo più sentire tutta la matematica che c’è dentro.
 



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letteratura
16 marzo 2007
IL LEGAME 4 - Lettere appassionate
Lettres passionnées

Très cher Alessandro,
Comment vous dire l'ambivalence dans laquelle me place votre déclaration ?
Ainsi, je serais votre passion?
Je sens confusément que je devrais en être flattée et pourtant… mon âme se rebelle.
Dois-je en appeler à Platon pour espérer vous convaincre ?
La passion, n'altère-t-elle pas la capacité à faire ces choix dont vous êtes le chantre ?  
L'excitation des facultés peut-elle être le roc sur lequel se dresse une promesse immuable?
Je veux être un choix conscient, pas l’objet improbable d’un moment d'altération de la raison.
Pourrais-je jamais me satisfaire d’être cela pour vous, seulement une passion ?
Votre Lucie

fotografie 162 - Roma, 12 marzo 2007
Ma Lucie,

Vous parlez d’un caprice là, et non de ce que je ressens pour vous.
Pourquoi mettre autant d’énergie pour sembler indifférente? Pourquoi autant d’effort pour exprimer, avec précision, ce qu’on ne veut pas – et autant de silence et de confusion sur ce qu’on désire vraiment ?
Que désirez-vous d’ailleurs, le savez-vous ?
Vous voulez être un choix conscient ? Vous l’êtes.
Mais non, vous ne pouvez pas être un choix durable et timide à la fois! Où trouverai-je la force, la détermination, la volonté pour vous vouloir en dépit des épreuves de la vie? Et je ne parle pas des difficultés matérielles, mais de quand je devrai vous vouloir en dépit de vos propres hésitations, de vos doutes et de vos craintes.
Sans l’acharnement, il n’y a pas d’amour: combien voulez-vous que je vous aime ?
Votre Alessandro



Lettere appassionate

Carissimo Alessandro,
come esprimere il conflitto nel quale mi getta la vostra proposta?
Sarei dunque la vostra passione?
Sento che in qualche modo dovrei esserne onorata, eppure… la mia anima si ribella.
Devo forse fare appello a Platone per sperare di convincervi?
La passione non altera forse la nostra capacità di fare proprio quelle scelte di cui voi siete il cantore?
Può l’eccitazione delle facoltà essere la roccia sulla quale s’erge una promessa immutabile?
Voglio essere una scelta consapevole, e non l’improbabile oggetto d’un momento d’eccitazione della ragione.
Potrò mai appagarmi d’essere questo per voi, soltanto una passione?
La Vostra Lucia

fotografie 163 - Istanbul, 25 maggio 2006

Mia Lucia,

Voi certo parlate d’un capriccio e davvero non di ciò che provo per voi.
Perché mettere tanta energia per sembrare così indifferente? Perché un tale impegno per esprimere, con precisione, ciò che non si vuole – e così tanto silenzio e confusione su ciò che si desidera per davvero?
Cosa desiderate voi, lo sapete almeno?
Volete essere una scelta consapevole? Bene, lo siete.
Ma no, non potete essere una scelta duratura e timida al tempo stesso! Dove troverei la forza, la determinazione, la volontà per volervi, sfidando la vita? E non parlo delle difficoltà materiali, ma di quando dovrò volervi contro le vostre stesse esitazioni, i vostri dubbi, le vostre paure.
Senza accanimento non c’è amore: quanto volete che vi ami?
Il Vostro Alessandro




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letteratura
5 marzo 2007
IL LEGAME 3 - Rimorsi o dell'Assurdità della Vendetta
Remords ou Sur l'Absurdité de la Vengeance
(variation sur le post de Pasquale le dimanche 4 mars 2007)

Nous croyons vivre selon nos principes, nous sommes prêts à défendre nos choix.
Les meilleurs d’entre nous, au moins.
Mais si nous nous arrêtions un seul instant et considérions que vraiment aujourd'hui ceci était le dernier acte de notre vie, précisément ce geste et rien d’autre après, absolument rien…….. alors nous serions tous d'accord que – même si notre geste fût juste peut-être – il serait imparfait, il ne suffirait pas:  nous le changerions.
Voilà, si nous vivions toute la vie comme si elle était constituée seulement par une collection de derniers instants, alors elle serait différente et nous serions d’autres gens.
Nous croyons choisir, mais nous sommes un peu ce qui arrive.
La mort est belle, si elle nous aide à vivre.

Rimorsi o Sull’Assurdità della Vendetta
(variazione sul post di Pasquale di domenica 4 marzo 2007)

Crediamo di vivere secondo i nostri principi, ci sentiamo di difendere le nostre scelte.
I migliori fra noi, almeno.
Ma se ci fermassimo un solo istante a pensare che questo, proprio questo, è l’ultimo atto della nostra vita, proprio questo gesto e null’altro poi, assolutamente nient’altro…… allora saremmo tutti d’accordo che – se anche magari il nostro gesto fosse giusto – sarebbe ancora imperfetto, non basterebbe: lo cambieremmo.
Ecco, se vivessimo tutta la vita come se fosse costituita solamente da una collezione d’istanti ultimi, allora sarebbe diversa – e noi saremmo altre persone.
Crediamo di scegliere, ma siamo un po’ quello che capita.
È bella la morte, se ci aiuta a vivere.

Venises

(Questo blog sta diventando un blog-rivista. Il primo collaboratore è stato Venises - vedi i suoi post dell'11 febbraio e del 12 gennaio nella rubrica mensile bilingue IL LEGAME, il secondo I NOSTRI INVIATI, e stanno entrando nel blog-rivista altri collaboratori ciascuno con una rubrica mensile bilingue. Un gruppo di amici sta costruendo una rivista culturale di nuovo tipo, Ci vuole coraggio, immaginazione e tempo, certo. Il tempo lo abbiamo, è il tempo della nostra vita - diceva Seneca. Il coraggio e l'immaginazione vedete un po' voi, magari prendendo parte all'impresa, commentando, dialogando, conversando, discutendo.)




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letteratura
12 febbraio 2007
Democrazia e Supermarkets
[Dall'11 gennaio 2007, questo blog si è arricchito della rubrica mensile bilingue (francese e italiano) < IL LEGAME >, a firma < VENISES >. Perché una rubrica bilingue? Perché è giusto e bello parlare più lingue. Venises è un amico, o una amica, chissà. Noi siamo anche i nostri amici, no?]

Démocratie et supermarchés

Notre Directeur parlait, le 10 janvier, d'un essai myope sur la Démocratie qui n'existe pas. Quel titre! Comme si ce ne fût pas une bonne chose! Comme si le problème fût d'améliorer la démocratie. Qui est fondée sur l'idée de compromis entre des intérêts contrastants, sur la représentation équitable de forces divergentes. (On met l'accent erronément sur le fait qu’il soit 'équitable', mais l'accent en vérité est sur 'divergent'). Le modèle de cette société est bien exemplifié par ces supermarchés où pour pouvoir prendre un chariot on doit introduire une pièce, qui nous est rendue à la fin si on remet le chariot à sa place. La démocratie apparaissait comme une bonne chose à Adam Smith (mais pas aux Grecs). Ils sont nombreux à partager l’avis qu’il serait bien d’augmenter les doses de démocratie.

Et si la démocratie était par contre une idée comme ci comme ça? Il a été montré que l'état d'équilibre qu'un système atteint comme compromis sous l'action conjointe d'intérêts divergents est souvent un des pires possibles (Théorie des Jeux, Théorème de Nash). Personne, s'il devait imaginer un système social efficace, ne le projetterait ainsi. Quiconque imaginerait un système social le concevrait comme un organisme dans lequel tous agissent vers le même objectif, sans y être obligés et sans en avoir de propres, distincts.  La symbiose d’individus vivant leur sens du devoir sans idée de contrainte.

Je ne saurais pas bien d'où commencer cette révolution, mais je sais que c'est la seule sur laquelle je suis intéressé à réfléchir. Et, entre temps, je m'abstiens de fréquenter certains supermarchés.

Democrazia e Supermarkets

Parlava, il nostro Direttore (10 gennaio), di Un saggio miope sulla Democrazia che non c’è. Che titolo! Come se non fosse una buona cosa! Come se il problema fosse quello di migliorare la democrazia. La quale democrazia è fondata sull’idea di compromesso fra interessi particolari contrastanti, sull’equa rappresentatività di forze divergenti. (Si mette erroneamente l’accento sul fatto che sia ‘equa’, ma l’accento in verità è su ‘divergenti’). Il modello di questa società è ben esemplificato da quei supermarkets dove per prendere un carrello si deve introdurre una monetina, che poi viene restituita alla fine se si rimette il carrello al proprio posto. Sembrava una buona cosa, la democrazia, ad Adam Smith (ma non ai greci). Sono in tanti a promuovere l’idea che sarebbe bene aumentare le dosi di democrazia.

E se invece la democrazia fosse un’idea così così? Nel frattempo è stato persino dimostrato che lo stato di equilibrio che un sistema raggiunge come compromesso sotto l’azione congiunta di interessi divergenti è spesso uno dei peggiori possibili (Teoria dei Giochi, Teorema di Nash). Nessuno, se dovesse immaginare un sistema sociale efficiente, lo progetterebbe così. Chiunque immaginerebbe un sistema sociale come un organismo nel quale tutti agiscono in funzione del medesimo obiettivo, senza esserne obbligati e senza averne di propri distinti. La simbiosi di individui che vivono il loro senso del dovere senza l’idea di costrizione.

Non saprei bene da dove cominciare questa rivoluzione, ma so che è l’unica sulla quale mi interessa riflettere. E nel frattempo io mi astengo dal frequentare certi supermarkets.

Venises




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13 gennaio 2007
Cos'è la passione?

Fulmini,

Eureka!  L'ho trovata, finalmente!
La nota di Galois a margine del suo teorema, scritta l'ultima notte -
quella in cui dice: NON HO TEMPO. Io non posso aggiungerla            nei commenti, se vuoi aggiungerla tu, vedi tu. Altrimenti te la godi in solitudine: la calligrafia di un uomo certo di morire poco dopo, senza ragione; la scrittura nel momento in cui il cervello è in ebollizione.

Testualmente dice:  " Il y a quelque chose à completer dans cette
demonstration. Je n'ai pas le temps. "

Ciao ciao
Venises

 




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11 gennaio 2007
Cos'è la matematica?

[Da oggi, questo blog si arricchisce della rubrica mensile bilingue (francese e italiano) < IL LEGAME >, a firma < VENISES >, amico o amica – non dirò di più sulla sua identità. Perché una rubrica bilingue? Questo non è che l'inizio... Perché una rubrica amicale? Noi siamo anche i nostri amici, no?]

 

“Do not worry about your difficulties in mathematics, I assure you that mine are greater.” Albert Einstein


Que sont les Mathématiques?

 

Feuerbach disait que l’homme est ce qu’il mange. Maintenant que nous savons ce qu’est l’homme, essayons de nous demander : que sont les Mathématiques? On pourrait chercher la reponse en renversant la phrase de Feuerbach: les mathématiques sont comme les hommes que les font. Mais…  qui sont ces hommes? Regardons deux d’entre eux: Évariste et Nicolò, l’un français (quand la France existait déjà), l’autre italien (quand l’Italie n’existait pas encore).

Évariste a dix-sept ans quand son père se suicide. Son premier mémoire important de mathématiques, sur la théorie des équations, envoyé à un grand mathématicien français, est rejeté. Il essaie d’entrer à l’Ecole Polytechnique, mais échoue deux fois. Lorsqu’il est finalement admis à l’Ecole Préparatoire (future Ecole Normale), cela durera très peu : il en sera très vite expulsé. Le 14 juillet, le jour de la prise de la Bastille, il est emprisonné car il est habillé comme un soldat de la Garde Nationale, ce qui était interdit. Tandis qu’il est en prison, il est informé que son dernier mémoire scientifique a été, lui aussi, rejeté (cette fois-ci par un autre illustre mathématicien français) car «la démonstration n’est pas suffisamment claire et rigoureuse». Il essaie alors de se suicider, mais il est sauvé par ses camarades. Il avoue alors à ses camarades de prison, ses seuls amis (comme il les appelle lui-même) ; « Savez-vous ce qui me manque ? Quelqu'un à aimer, quelqu’un dont je puisse aimer l’esprit ». Il sort finalement de prison, pour tomber amoureux d’une certaine Stéphanie qui….. le rejette, un amour qui ne se réalisera jamais. À cause d’elle, il est défié en duel. Sûr d’être tué, il passe sa dernière nuit à démontrer un théorème important. En marge de sa démonstration, il écrira : « Quelque chose doit être complété dans cette démonstration, mais je n’ai pas le temps et mes idées ne sont pas encore bien développées sur ce terrain qui est immense». Le matin suivant, il est blessé à l’abdomen et abandonné. Il dira ses derniers mots à son frère : « Ne pleure pas, frère, car j’ai besoin de tout mon courage pour mourir a vingt ans ». Ses derniers travaux, incluant le théorème démontré la dernière nuit, sont envoyés – d’après sa volonté – à Gauss et Jacobi, qui décident de les publier. Liouville les fera paraître dans sa revue scientifique : la théorie qui est exposée dans ces mémoires est aujourd’hui connue comme ‘Théorie de Galois’.

Le père de Nicolò fût assassiné lorsqu’il avait seulement six ans. Quand il a douze ans, les soldats français mettent à feu et à sang son village, Brescia, exterminant les citoyens. Nicolò se refugie dans la cathédrale mais il est suivi par un soldat qui lui donne un coup d’épée sur le visage, lui ouvrant complètement la bouche et le défigurant à vie. Nicolò perd tellement de sang et est si terriblement blessé qu’il est cru mort. C’est ce qui lui vaudra d’avoir la vie sauve. Nicolò se sauvera, mais il restera défiguré à vie ; il ne réussira jamais plus à parler correctement et pour cette raison il sera surnommé le ‘Bégayeur’. Il devient très fort à résoudre les problèmes de maths. Un certain Fior, à qui del Ferro avait révélé la solution d’une classe particulière d’équations du troisième degré, le défie à un concours public. Le Bégayeur accepte et propose trente questions auxquelles Fior ne sait pas répondre. C’est comme ça qu’il racontera l’épisode : « Tous les problèmes que je lui ai proposés étaient effectivement chacun d'un type différent.   Je l'ai fait dans le but de lui démontrer ma polyvalence, que ma connaissance ne résidait pas seulement dans une ou deux, voire trois, de mes découvertes personnelles, ni dans des secrets, bien que je les eusse gardées pour moi pour plus de sûreté.   En outre, j'aurais pu lui en poser un mille autres, pas seulement trente ; au lieu de cela, comme convenu, je lui en ai proposé trente tous d'un type différent, pour lui montrer que je ne l'estimais pas beaucoup et n'avait aucune raison de le craindre ». Fior, par contre, lui propose trente questions, toutes liées à la résolution des équations du troisième degré. En l’espace de deux heures, le Bégayeur trouve la formule générale pour résoudre les équations du troisième degré et il résout tous les problèmes posés par Fior – en gagnant la querelle. Cette fois il ne le retire pas le prix, la vraie récompense étant dans la défaite de son adversaire. Le Bégayeur devient ainsi un mathématicien célèbre : un mathématicien qui ne révélera jamais sa propre découverte. Un autre mathématicien, Girolamo, l’approche et le convainc – après beaucoup d’insistance – a lui révéler sa formule, en jurant de garder son secret et en lui faisant, en échange, des promesses (qu’il ne respectera pas). Girolamo et un certain Ferrari – grâce à la maîtrise gagnée en étudiant la solution des équations de troisième degré de Nicolò – arrivent à découvrir la solution des équations du quatrième degré, qu’ils publieront tout de suite. En plus, ayant entendu dire que la découverte originale des équations du troisième degré revenait à del Ferro et non pas à Nicolò, ils décident de ne plus respecter le secret et publient la solution des équations du troisième degré – citant tout de même leur sources (Nicolò, entre autres). À partir de cet instant, le Bégayeur investit ses efforts à attaquer, insulter, offenser le parjure Girolamo. Il est défié à une querelle mathématique par Ferrari et, enfin, l’accepte. Le Bégayeur est sûr de sa victoire. Mais, à la fin de la première journée, il est clair pour tout le monde que Ferrari a une maîtrise plus profonde et supérieure des propriétés des équations du troisième degré ; pendant la nuit, le Bégayeur abandonne la querelle et fuit Milan. La victoire revient à Ferrari, le déshonneur au Bégayeur. Déshonneur qui, un an plus tard, ne lui permettra même pas de recevoir son salaire d’enseignant des mathématiques à Venise. Il mourra dans la pauvreté absolue. Aujourd’hui sa formule pour résoudre les équations du troisième degré est connue comme ‘formule de Cardano-Tartaglia’.

Maintenant, finalement, nous sommes en mesure de répondre à la question initiale : ‘Que sont les mathématiques’? Ma réponse ? Le produit d’hommes passionnés, une passion. Seulement une passion. Une parmi le plusieurs passions humaines, comme la musique, comme l’amour… Quelle est votre passion?

 

Cos’è la Matematica?

 

Feuerbach diceva che l’uomo è ciò che mangia. Beh, ora che sappiamo cos’è l’uomo, proviamo invece a chiederci: cos’è la Matematica? Potremmo cercare la risposta ribaltando il ragionamento di Feuerbach: la matematica è come gli uomini che la fanno. Ma chi sono allora questi uomini? Proviamo ad osservarne un paio: Évariste e Nicolò, l’uno francese (quando la Francia esisteva già), l’altro italiano (quando l’Italia non esisteva ancora).

Évariste ha diciassette anni quando il padre si suicida. Il suo primo articolo importante, sulla teoria delle equazioni, inviato ad un grande matematico francese, non viene giudicato degno di essere pubblicato. Prova ad entrare all’Ecole Polytechnique, ma viene respinto due volte. Quando poi finalmente verrà ammesso all’Ecole Préparatoire (futura Ecole Normale), sarà solo per un breve periodo, per esserne espulso dopo non molto. Il 14 luglio, il giorno della presa della Bastiglia, viene arrestato perché indossa un’uniforme della guardia nazionale, cosa illegale. Mentre è in cella riceve la notizia che la sua ultima memoria scientifica è stata respinta (questa volta da un altro illustre matematico francese), perché «l’argomentazione non è sufficientemente chiara e rigorosa». Cerca di suicidarsi, ma viene salvato dai suoi compagni di prigione. Confida allora ai suoi compagni di cella, i suoi unici amici (come li definisce lui stesso): «Sapete cosa mi manca? Qualcuno da amare, qualcuno che mi lasci amare il suo spirito». Esce finalmente di prigione, per innamorarsi di una certa Stephanie che però… lo respinge, un amore che non consumerà mai. A causa di questa donna viene sfidato a duello. Certo di essere ucciso, trascorre l’ultima notte prima del duello a completare un importante teorema. Scriverà a margine della dimostrazione: “C’è qualcosa da completare in questa dimostrazione, ma non ne ho il tempo e le mie idee su questo immenso argomento non sono ancora sufficientemente sviluppate”. La mattina seguente viene ferito all’addome. Dirà le sue ultime parole al fratello: «Non piangere, fratello, perché ho bisogno di tutto il mio coraggio per morire a vent’anni». I suoi ultimi lavori, compreso il teorema scritto l’ultima notte, sono – per suo volere – inviati a Gauss e Jacobi, che ne decretano la pubblicazione. Liouville pubblica questi lavori sulla sua rivista scientifica: la teoria che vi è esposta è oggi nota come ‘Teoria di Galois’.

A Nicolò assassinano il padre che aveva solo sei anni. A dodici anni, i soldati francesi mettono a ferro e fuoco il suo villaggio, Brescia, sterminando i civili. Nicolò si rifugia nella cattedrale ma viene inseguito da un soldato che lo colpisce in volto con la spada, aprendogli la bocca e sfigurandolo a vita. Nicolò è talmente sanguinante e il suo aspetto è così orribile da sembrare morto. Solo per questo non viene finito dal soldato e si salva. Ma resterà sfigurato a vita, non riuscendo mai più a parlare in modo intelligibile – e per questo lo soprannomineranno il ‘Balbuziente’. Diventa bravissimo a risolvere i problemi matematici. Un certo Fior, al quale era stato rivelato da un certo Del Ferro, come risolvere una speciale classe di equazioni di terzo grado lo sfida ad una contesa pubblica. Il Balbuziente accetta e propone a Fior trenta domande alle quali Fior non sa trovare risposta. Così racconterà la vicenda: « Tutti i problemi che gli ho posto erano di differente natura. L’ho fatto per mostragli la mia polivalenza, che le mie conoscenze non si limitavano ad alcune solamente delle mie scoperte personali, né a qualche ben custodito segreto. E, in aggiunta, avrei potuto porgergli altri mille quesiti, e non limitarmi a trenta; invece di far questo, mi sono limitato, come da accordi, a trenta quesiti, ma scelti ciascuno di tipo differente per mostrargli quanto poco lo stimassi e come non avessi ragione di temerlo». È la volta di Fior, che propone trenta problemi, tutti legati alla risoluzione delle equazioni di terzo grado. Nello spazio di due ore, il Balbuziente trova la risoluzione generale delle equazioni di terzo grado e risolve tutti e trenta i problemi proposti da Fior – vincendo così la contesa. Quella volta però non ritira il premio, la vera ricompensa consistendo nella sconfitta del proprio avversario. Così il Balbuziente diventa un famoso matematico: un matematico che non pubblicherà mai la propria scoperta. Viene avvicinato, poco dopo, da un altro matematico, Girolamo, che lo convince – dopo molte insistenze – a rivelargli la sua formula, giurando di mantenerla segreta e offrendogli in cambio dei favori (che poi non manterrà). Grazie alla comprensione guadagnata ragionando sulla formula del Balbuziente per le equazioni di terzo grado, Girolamo e un certo Ferrari arrivano a scoprire la formula risolutiva delle equazioni di quarto grado, che pubblicheranno poco dopo. Inoltre, avendo sentito dire che la scoperta originaria delle equazioni di terzo grado apparteneva a del Ferro e non al Balbuziente, decidono di non essere più vincolati dal giuramento e pubblicano la formula risolutiva delle equazioni di terzo grado – pur citando le fonti (fra gli altri, Nicolò). Da quel momento, il Balbuziente investe il proprio tempo ad attaccare, insultare, offendere lo spergiuro Girolamo. Viene sfidato ad una contesa matematica da Ferrari ed infine accetta. Il balbuziente è certo di stravincere. Ma, alla fine della prima giornata, è chiaro a tutti che è Ferrari ad essere in possesso di una comprensione più profonda delle proprietà delle equazioni di terzo grado e superiore; così, durante la notte, il Balbuziente abbandona la contesa e fugge da Milano. La vittoria va a Ferrari, il disonore al Balbuziente. Disonore a causa del quale, un anno dopo, lo stipendio d’insegnante a Venezia non gli sarà nemmeno corrisposto. Morì in povertà assoluta. Oggi la sua formula per risolvere le equazioni di terzo grado è chiamata la ‘formula di Cardano-Tartaglia’.

Ora, finalmente, possiamo rispondere alla domanda iniziale: ‘Cos’è la matematica?’ La mia risposta? Il prodotto di uomini appassionati, una passione. Soltanto una passione. Una delle tante passioni umane, come la musica, come l’amore… Qual è la vostra passione?

 

Venises




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